Annuaire

Histoire de Pouillé


La Commune de Pouillé, située sur le plateau interfluve de la Vienne et du Clain, n’est arrosée par aucune rivière, ni aucun ruisseau. Aucune source n’est connue actuellement. Compte rendu de cette situation, il n’y a pas de trace d’occupation humaine préhistorique sur son territoire.
Dès leur conquête achevée, au milieu du 1er siècle avant JC, les Romains ont construit un important réseau routier sillonnant la Gaule : la voie romaine Poitiers- Bourges, importante voie de ce réseau, sert de limite au coté Nord de la Commune de Pouillé, la séparant de Jardres.
Deux chemins secondaires furent également utilisés à cette époque : un chemin d’ouest en est passant au Courtioux et à la Loge et un chemin appelé « chemin de Châtellerault à Mortemer » qui reliait les villes gallo-romaines de Civaux et de Vieux-Poitiers (près de Châtellerault) et passant par la Boursaudière, Pouillé et entre le Courtioux et Asnière. Des fermes gallo-romaines se sont implantées .

Plusieurs sites sont connus : « au sud de l’église » à la « Cailletonnière » « au sud de la Parelle » à l’est du Bourg « dans la pièce de la Christopherie » la villa de la Croix d’Asnières, fouillé par la Société de Recherche Archéologiques de Chauvigny de 1974 à 1977.

Le haut Moyen-Age a laissé peu de traces à Pouillé, en dehors d’un cimetière mérovingien au nord de l’Eglise, et un bloc calcaire sculpté, réemployé sur la façade nord de l’église. Ce bloc qui serait du VIème siècle, montre l’arbre de la Tentation. De même les ruines de la villa gallo-romaine de la Croix d’Asnières ont été utilisées comme cimetière entre le Vème et le Xème siècle.


La mention la plus ancienne de Pouillé est de la fin du XIème siècle, vers 1095 : un certain Isembertus de Paillec est cité par le Cartulaire de Saint-Cyprien. La paroisse de Pouillé est probablement ancienne, comme la plupart de celles de notre région, au plus tard du Vème siècle comme le démontre la sculpture en réemploi dans l’église , mais son église actuelle a été construite au XIIème siècle ou XIIIème siècle avec des modifications ultérieures.

 

Une bulle du Pape Calixte II nous apprend que l’église de Pouillé appartenait à la communauté de l'abbaye de la Trinité. Les religieuses étaient seigneur du Fief de Pouillé. L’histoire seigneuriale de cette paroisse est donc liée à celle de l’abbaye. Mais la gestion féodale d’un domaine n’était pas chose facile et elle fut souvent confiée à d’autres, généralement à des laïcs à partir de la fin du XIIIème siècle jusqu'au milieu du XVème siècle, puis une famille de Janoilhac, à partir du milieu du XIVème siècle. En fait à la Révolution de 1789, l’abbaye de la Trinité n’avait que des droits seigneuriaux, ne possèdant en propre qu’une métairie située au bourg avec 146 boisselées, une autre à la Plaine de 140 boisselées, une troisième à la Fébretière de 263 boisselées et le Prieuré avec sa métairie de 196 boisselées : Tous ces biens ayant été vendus comme biens nationaux en 1791.

Plusieurs villages ont disparu de la paroisse de Pouillé. La plupart d’entre eux ont été cités pour la dernière fois en 1385, en plein milieu de la Guerre de 100 ans : plusieurs événements ont pu entraîner leur disparition (épidémies de peste, guerre, etc.….). Il s’agit de la Ligerie, la Nauletière, la Coufalière , la Doucelinière, les Touchettes, Bonllet dont les emplacements sont inconnus et de la Morinière (près d’Asnière), la Favrelère ( dans les champs appelés aujourd’hui les Fortes Vallière près de Champ Rond) Un autre a disparu au XIXème siècle : la Rogerie, un peu à l’ouest de l’Epine. Une borderie (petite ferme) appelée « Borderie de Villiers » se tenait dans le Bourg de Pouillé.

Origines et évolution du nom de Pouillé

Dernière modification le 22 août 2015